Asie végétarienne

Un apercu des quelques options vegetariennes sur la route.

Turquie : la terre miraculeuse. De tout partout ou presque. Du moment que vous savez dire sans viande ( ET SIZ, ou ET YOK ). Ou encore : tao boulionlu mu ? (cuit avec un bouillon de poulet ?). Plus on va vers l’est, plus c’est dur.

Outre le turkish breakfast (oeuf dur, tomates, olives, fromages et thé), vous avez aussi le bal kaymak, une sorte de crème riche servie avec du miel et du pain (commun avec l’Iran). Il y a aussi les beureks (burek) patates ou fromages, un feuilleté ultra lourd pour les longues journées. Pour les options fromages, le djechil peynir (ecrit cecil), un fromage en branche filandreuse, le choisir le plus jaune (plus riche); ou encore le touloum loru, un fromage savoureux en grains. Et du pain sous toutes ses formes.

La première chose que l’on voit en Turquie, c’est le simit, petit pain circulaire au sésame, pas cher et savoureux, vendu dans la rue (le prendre le matin) ou dans les multiples boulangeries ; essayez aussi achma, pain circulaire brioche cette fois, parfois aux olives. Les magasins Simit Sarayi vendent un sandwich feta-tomate-concombre à moins de 2 euros. Pour les patisseries, chaque région a sa spécialité, et tout est bon.

Pide : la pizza turque en forme de gondole vénitienne, prenez la kasarli (fromage), ou adet kir pidesi, petite pide couverte, patates ou peynir (fromage). La Trabzon est ronde avec un oeuf dessus.

Dans les restos, essayez la mergemek, soupe de lentille, excellente. Les haricots blancs en sauce tomate sont en général végétarien, mais ça a tout juste l’air de sortir d’une boite.

Afiyet olsun !

Iran : là, ça devient plus dur.

Vu la dimension du pays et la multi-diversite des peuples, on trouve de tout. D’abord le plus simple le pain : super glutemineux, excellent frais, du chewin-gum 2 heures après, mais il s’en fait partout : spécialité de Tabriz, et de la région azerbadjine, le pain barbari, le fameux pain que je prenais à Montreal, légèrement levé avec quelques grains de sésame dessus, superbe ! Le pain sanghak, en triangle, plus complet mais plus fin, très bon. Le pain lavasch, une crèpe texturée, insipide, utilisée pour le petit déjeuner à Tabriz entr’autres. Pour les options fromages, c’est franchement pas la Turquie, entre feta et cream cheese.

Les jus de fruits sont excellents : un réel bonheur ! Les fruits secs sont souvent inabordables et moins bons qu’en Turquie.

On trouve également : dal adas, une soupe de lentille ; mirza rossemi, des aubergines revenues avec tomates, oeufs, etc…un délice ; ache richtey, une soupe de pâtes avec des légumes, plutôt lourd ; kachke bodom djun, un plat de légumes préparés ; koukou sib samini, une sorte de patates sautées, koukou sabji avec des légumes. Également zereshk pulau, un délicieux plat de riz au safran avec ces petites cerises acides.

Dans les grandes villes, on trouve des falafels, pas vraiment celles que l’on connait, mais pas trop mal.

Noucha djan !

Ouzbekistan : le pays impossible.

Le plat national est à base de graisse de mouton, le plov : étant donné l’hygiène exécrable du pays, tu vas retrouver la graisse jusque dans ton thé, et parfois dans le pain ! Quand ce n’est pas de la graisse de mouton, c’est de l’huile de coton : comme ça, t’es sûr de choper une bonne chiasse ! Bien laver les légumes du marché : ah ce n’est pas le festival, loin de là, mais on arrive à trouver chou vert, tomates, concombres, quelques herbes….

Ils font également un beignet frit ultra-gras avec des traces de patates. Les biscuits sont incroyablement secs et dégueulasses, les jus de fruits beaucoup trop sucrés, … Végétarien, ta survie dépend maintenant du pain et du thé (graisseux parfois) : appelé noon, lepiochka (russe), bref il y en a de différentes formes mais le même goût : si tu as du bol, tu peux tomber sur celui fait avec du lait. Il existe aussi une espece de parantha, un genre de feuilleté moelleux (si frais), mais j’en ai trouve faite avec de la graisse de mouton !

Il y a bien ces boulettes de fromage, dures, malodorantes et exécrables. Sinon du fromage (process cheese) fumé, dégueulasse et cher. Du yahourt plus ou moins riche, et plus ou moins frais, avec aussi ce qu’ils appellent du kephir, yahourt liquide. Une sorte d’ayran, aigre et presque gazeux, pas mauvais.

Même la bière est tout juste potable. Ah mais si tu veux du coton, y en a !

Allez vivement l’Inde !

Tadjikistan : on prend les mêmes et on recommence.

Étant donné la forte présence russe à Duchambe, les montagnes omniprésentes, on arrive quand même à trouver de quoi s’amuser les papilles. On trouve du beurre de cacahuette, et rien que ca, c’est un bon signe. Du pain noir russe également. Trouver de lentilles rouges relevent de l’exploit. Le sarrasin est par contre disponible partout.

On retrouve au marché ces beignets fris arôme patate. Légumes similaires au pays précédent, sauf que les pastèques sont moins bonnes.

Des produits laitiers comme le kephir, sorte de yahourt plus ou moins liquide mais bon, parfois fort, ou du fromage frais souvent de chèvre, ou t’as parfois l’impression qu’il y a un peu plus que juste le lait de la chèvre. Plus tu montes en hauteur, mieux c’est : un bon bol de lait frais avec les taches de beurre à la surface….

Le kurtov est un plat tadjique simple à base de pain trempé dans une sauce crème-yahourt couvert d’une salade de tomate-oignons avec des herbes : quand c’est bien fait, c’est du délire !

Les Pamirs n’ont pas gagné leur réputation sur la qualite de la bouffe : ça ressemble au Tibet sur plus d’un plan, mais sans la tsampa malheureusement. On parle du poy ou pay pour du yahourt liquide, mais les noms varient : le plus simple au marché, tu demandes à avoir du pay, et tu pourra choisir parmi les différentes textures de blanc qui te sont presentées. Prévoir du beurre de cacahuette pour la survie.

La Wakhan valley a gagné le prix du meilleur pain : incroyable, complet, moelleux et savoureux… on a été peut-etre chanceux de tomber sur la famille qui fait du bon pain…peut-être bien.

Kirghizstan

Le copier-coller vous connaissez ? La même chose que les pays précédents, l’empreinte lobotomisante soviétique a construit ces pays au moule : toujours les mêmes marchés, les mêmes stands avec les mêmes choses à vendre, les mêmes beignets frits, le même pain, etc…

La forte présence russe relève le niveau : fromage, pain noir… Également des produits turques importés : biscuits, feta,… Ils font même de la boulangerie imitation turque à Bishkek, au Beta store : ça fait du bien, croyez-moi !
Et il y a du beurre de cacahuette indien !

Un pays de montagne, beaucoup d’élevage, et donc beaucoup de produits laitiers : le kephir est un yaghourt liquide sympathique, smetana plus épais genre fromage blanc, ayran comme en Turquie. Le fromage frais aigrelet genre kurut est par contre le même qu’au Tadjikistan : les boulettes blanches vendues au bord la route sont la même chose mais séchées…plus c’est petit, plus c’est dur, plus c’est horrible ! Entre la texture de la pierre et le cul de la vache.

Chine

Bienvenue au royaume du tout et du n’importe quoi, des trucs que tu croyais connaitre, aux autres carrement repugnants !
En tout premier lieu, la cuisine chinoise sans le msg ne serait ce qu’elle est. Il n’y a qu’a faire une petite recherche sur internet pour connaitre les effets a long terme, notamment au niveau du cerveau (ah mais c’est pour ca….)

La viande predomine encore largement la cuisine chinoise. Dire que tu es vegetarien ou dire que tu ne manges pas de viande est bien different : dans le premier cas, tu ne vas rien bouffer, sinon des pates de riz insipides sauce epicee, avec des morceaux plus gros…a base de riz. Dans le second cas, tu as droit a des legumes. Dire que tu es vegetalien, et peut-etre qu’ils te donnent du bambou !?!

Commencons par le comestible.
Les pates tout d’abord, « inventees » ici, se retrouvent a tous les repas : le plus populaire et le moins cher, c’est ce bouillon de pates legerement epice, ou peut flotter quelques bouts de viande, rajoutes en dernier. Petit dejeuner classique.
Des pates de toutes les formes, du carre au spaghetti, mince ou gros, de plusieurs couleurs, y en a pour tous les gouts. Les fameuses nouilles sautees sont bien rares : un plat pour touristes ?

Le riz est blanc, sans saveur, et vide de nutriment : meme au supermarche, il est impossible d’obtenir du meilleur riz. A savoir que rien qu’en Thailande, il existait 120 sortes de riz…
Cote legumes, beaucoup de choses, avec les surprises des regions chaudes et humides. Comme ces patates douces cuites sur charbon, vendues dans la rue. A Chengdu du moins, on trouve ces buffet bon marche ou tu choisis tes legumes, avec the et riz : t’es sur de ce que tu manges, mais c’est tous les jours la meme chose.

Je ne l’ai vu qu’une fois a Kashgar, mais ici il y en partout : une grande galette de riz ou l’on y fait cuire un oeuf dessus, et/ou quelques legumes. Repliee, elle est fourree a la patate epicee.
Il y a aussi cette pate levee, un genre de « pain » leve et feuillete (un genre de), aromatisee au poivre et ciboulette : bien sympa.

Cote pain, le Xinjiang gagne la palme du meilleur pain depuis l’Iran. Meme forme que ses voisins en stan, il est meilleur. Mention speciale pour ce petit pain rond (5-8 cms de diametre), entre le pain et le biscuit au beurre. Yes !
Le reste de la cuisine ouigour ressemble plus au Pakistan qu’a autre chose : viande grillee et c’est tout.
Le reste de la chine se contente de leur boule de mie cuite a la vapeur : tu n’y reviens pas 2 fois.
Leur imitation de la boulangerie est risible, et j’ai meme vue une « pizza », toute blanche, avec une garniture, qui en des temps anciens aurait valu une declaration de guerre.
La patisserie chinoise vaut une mention a elle seule, tellement c’est degueulasse ! De l’exterieur tu pourrais penser a quelque chose de mangeable. Et bien non ! Fait avec probablement les restes d’une grand-mere malade ? bref le gout est litteralement repugnant.
J’avais achete au bazar de Golmud ce qui ressemblait a un pain brioche : huileux au possible, un gout de chiotte, vraiment, entre l’airwick fraicheur oceane et le breaze printemps !
Mais comment ils font pour avoir ces gouts de merde, c’est la grande question : ah oui ca doit etre aphrodisiaque encore…

Un petit tour dans les supermarches pour se faire peur : ce qui choque tout d’abord c’est le volume de plastique utilise, qui finira dans leurs rivieres d’ailleurs.
Un nombre incalculable de snacks sous plastique : de la tranche de mandarine dans son jus orange ?, a d’autres « jus » colores, au « biscuit » inidentifiable, a de la bidoche (chien, chat, rat, bufle, yak, dinosaure, la vieille mamie…tu sais pas et vaut mieux pas savoir !). Et la palme, mesdames messieurs, ca reste la pate de poulet, bouillie, tres populaire : hmmm la petite main griffue que tout le monde mastique avidement…un pays civilise ???

Fruits secs et noix de toutes sortes sont largement repandus. Les graines de tournesol font l’unanimite.
On arrive a trouver du beurre de cacahuetes, le genre americain avec huile de coton et sucre.
Il y a aussi ces complements alimentaires en poudre : soja, noix ou mais, ou un mix. Peut remplacer un petit dej. On trouve egalement au meme rayon une poudre noire…
Une note speciale pour les mandarines… qui n’ont pas le gout de mandarine, tout juste de l’eau sucree.
Un petit fruit verdatre de la taille d’une grosse cerise en forme de pomme (compliquee la chine) est tres populaire : croquant et un petit gout sympathique, il me rappelle ces fruits que je trouvais dans la foret de Borneo.
Un autre fruit, marron quand a lui, ressemble a une datte fraiche, le gout s’en rapproche mais il pousse sur un arbre qui ressemble a l’olivier.

Le petit dejeuner ici a Chengdu est une espece de soupe de riz blanc, dans lequel on ajoute des boulettes de farine de riz : un genre de porridge sans aucune epice, sans sucre, sans rien, pas meme de gout…

Je viens de voir dans un supermarche 2 employes ouvrir une sorte de poisson vivant, arracher les tripes et le reste, et servent le tout pendouillant pendant que le machin gigote jusqu’a la mort. Mais a part ca, les chinois n’aiment pas que les touristes jurent, ca les choquent … Bande de degeneres !

Nepal

L’influence hindoue est ici tres forte : option vegetarienne a profusion, meme si la viande est encore tres largement presente au menu. C’est pas au Nepal que tu vas mourir de faim !

Le dahl baht est le plat national : mot a mot soupe de lentilles et riz, avec un curry de legumes. Ca a l’air simple comme ca, mais jamais vous ne mangerez le meme. Version newari, gurung, thakali, etc…, autant de version qu’il y a de minorites. On y ajoute parfois un pickel (base sauce piquante) et une papad, feuille frite croustillante a base de farine de lentille. Une sorte d’epinard (sagh) au beurre peut remplacer le curry ou le completer. Parfois on ajoute meme du curd, yaourt indien. Et plus encore.
Et c’est jusqu’a plus faim, comme le thali en Inde.
Mention speciale pour le village gurung de Landruk : le dahl baht fut exceptionnel. Produits frais, un plat riche et complet.
On trouve egalement des menus specialises dans telle ou telle cuisine locale (newari, thakali…), bien souvent avec de la viande.

On retrouve comme en Inde les sweet shops qui font frire a toute heure toutes sortes de choses interessantes et pour rien, du samosas (triangle de pate fourre au curry de patate-petits pois), au cercle de pate sucree parseme de sesame, parantha (galette un peu feuilletee et frite evidemment) et les autres options ultra grasses et sucrees.

De petits stands en fin d’apres-midi remplissent les coins de rue ou l’on sert des snacks a base de curry.
Les grands classiques de l’Inde sont egalement presents, comme le dahl, alu palak (epinard patate), chana masala (pois chiches sauce piquante), paneer palak (epinard et cube de fromage indien) etc…

Une forte population tibetaine a aussi fait evolue les menus. Qui n’a jamais mange les fameux momos, sorte de gros raviolis farcis a tout ce que tu veux, puis bouillis ou frits.
On compte egalement les soupes de pates thugpa (spaghettis) ou thenduk (carre de pate bien plus savoureux).
Bien populaire sur les treks, le pain tibetain (enfin c’est ce qu’ils te disent, mais y a qu’a demander la meme chose a Bodhanath, et ils te servent un pain qui n’a rien a voir, blanc legerement leve cuit au four, sucre ou sale, a tuer un type par etouffement), une pate legerement levee et sucree, et frite.
Des montagnes descend un fromage de yak a pate dure : souvent hors de prix et rien d’exceptionnel. Ils font la meme chose avec le lait de vache.

La Chine n’etant pas loin, on trouve le chowmein (saute de pates aux legumes ou autres).
L’incontournable en Asie, le fried rice (saute de riz) est egalement present.

Et puis 40 ou 50 ans de tourisme, forcement on va voir apparaitre un bout d’Europe. Les german bakeries presentes partout, proposent du croissant (a l’allemande) a la foret noire, tartes et pains divers, certes a un certain prix.
Je parle pas des pizzerias ou autres restos japonais, francais, coreen, chinois, thailandais et meme indonesien…

Porridge, muesli, fruits secs, cereales, tout est la pour le sportif et les autres, la plupart made in Nepal.
Et il existe un beurre de cacahuetes 100% naturel, sans ces huiles vegetales de coton de merde.

Cote alcool, on trouve egalement la fameuse thomba, millet fermente et alcoolise servi dans de grosses chopes en bois ou on verse de l’eau chaude, jusqu’a plus de gout : efficace. Originaire des contrees de l’Everest, Sikkim,Tibet jusqu’au Bhoutan. A l’ouest (Annapurnas et plus a l’ouest encore) ils le distillent pour en faire une sorte d’arak degueulasse.

Inde

Un monde a part qui merite plusieurs volumes encyclopediques. Le paradis vegetarien voire vegetalien, meme si la viande devient de plus en plus frequente : on cherche parfois le restau « only veg », un comble !

Uttar Pradesh, Varanasi

Ce n’est franchement pas le meilleur de l’Inde, ni le pire d’ailleurs. On retrouve les thalis volontairement limites, donc chers. Pour satisfaire tout pelerin, on peut trouver les grands classiques comme le masala dosa, une crepe fourree a la patate epicee servie avec 2 sauces dont une a base de coconut, ou les idlis, disques cuits a la vapeur a base de farine de riz et servis avec les 2 memes sauces. Specialite du sud de l’Inde.
Palak paneer (epinard fromage), kofta (delicieux curry avec boulettes a base de fromage ?), alu palak (patate epinard), chola bhatura (poix chiches en sauce), puri sabji (disque de pate frite qui gonfle en boule avec un curry souvent de patate), dahl en tout genre, etc…
On retrouve les chapatis et les naans ( pate plus elaboree).
A tous les coins de rue on trouve ces fritures comme samosas (souvent degueu), ou autres choses inattractives. Seule peut-etre cette pate en rouleau dans son jus sucree vaut le detour.
Mention speciale pour les snacks de rue : l’Inde est le seul pays ou il est recommende de NE PAS bouffer dans la rue vu le manque d’hygiene catastrophique. A moins d’etre fan d’une bonne chiasse ou pire…
Pour ce qui est des sweet-shops en nombre ici, les sucreries indiennes sont souvent excessivement ecoeurantes : sans trop de risque, on pourra essayer les boules marron dans leur jus, bien meilleures que les jaunes.

On trouve egalement en magasin du beurre de cacahuete naturel mais cher.

Cote fruit, bananes, grenades, pommes chinoises (ben oui malheureusement), goyaves, etc…

Mention speciale pour le meilleur lassi de Varanasi au Blue Lassi, quelque part derriere le Manikarnika ghat : celui a la goyave est a tomber.

L’Aum bar, Assi ghat, sert de la nourriture sattvique (en accord avec les preceptes yogiques) a prix raisonnable : un des rares endroits ou on peut manger une salade de legumes frais sans risquer l’hopital.

Orissa (Puri, Berhampur, Gopalpur)

Entre nord et sud, on trouve les 2 influences dans tous les menus. Cuisine riche, beaucoup de friture et tellement savoureuse : on s’engraisse a vue d’oeil.

On retrouve beaucoup de la cuisine du sud de l’Inde, surtout pour les breakfast : idlis (disque plat a base de riz fermente et cuit a la vapeur accompagne de 2 sauces epicees), sambar (beignet rond et frit legerement epice), upma (base de semoule + legumes et epices) ; separes ou ensemble arroses de plusieurs sauces.

Les thalis sont egalement a l’honneur : moins divers et plus chers que dans le sud, mais plus savoureux que dans l’UP. Plus d’epices, noix de coco et autres legumes locaux, avec probablement un cout plus abordable.
La palme de l’annee revient a un restau populaire et vegetarien a Berhampur (Gopalpur), a cote du vieux bus stand, ou on te sert une montagne de plats et ton riz/dal (base a volonte) : tu prend ce que tu veux et tu payes en fonction. Enfin un menu en live. Les aubergines revenues dans une sauce aigre douce a base de curd (entre lait caille et yahourt) vaut le detour. Ou les memes aubergines en sauce base moutarde…
Bon le resto a change depuis : c’est un peu a la gueule du client maintenant.

On trouve egalement des bananes rouges !!!

Karnataka (Gokarna)

Un nombre incroyable de produits laitiers : curd (yahourt indien), lassi, buttermilk… Egalement une variete de dates surprenantes.
Pour le petit dej, c’est à côté du Pai hotel, où ils servent des banana buns accompagnes de 2 sauces (dont le fameux chutney coco).
Il y a des thalis chez Pai mais franchement decevants.
La palme du resto, Prema, sur la plage au bout de la rue principale : on peut deguster entre autres une salade fraiche de crudites, avec meme graines germees, et sans risquer ta vie. A ne pas louper, la glace coco faite maison. Un peu avant, sur la même rue, un petit resto propose la même chose et moins cher. Derrière le bus stand en revenant vers la rue principale qui descend, il y a un petit resto avec un thali honorable. En face d’un autre gros resto et d’un shop vendant des cashews et autres.
Il y a meme un nepalais qui nous fait du pain tous les jours : un peu dur a trouver, il faut prendre la rue en face de Prema qui suit la plage, passer les 2 ou 3 shops et faire attention, ca sera en contrebas sur la gauche. Et il y a juste avant un petit resto pas cher, a voir pour le breakfast.
Les bananes valent de l’or ici. Kudle beach, Rock namaste café : le n°1 du thali. Kumta : Pai hotel, sur la grande route.

Tamil Nadu

Comme au Karnataka, on retrouve tous les classiques : dosa, idli, vada, les mêmes sauces du thali. Il faut essayer les établissements un peu plus class pour trouver des variantes intéressantes. Le kesari est un sweet à base de semoule et ghee avec cashews et raisin : et ben c’est pas mal ! On trouve également comme à Kolkata des parothas (lacha paratha dans le nord) servies le soir.

Tiruvannamalai : petit resto dans l’ashram voisin à celui de Maharshi. En face, l’énorme resto pour touriste sert de bons plats mais chers. Plus loin vers l’extérieur, Aakash inn, hotel 1er étage et supermarché en sous-sol : très bon thali à volonté. En ville, près du grand temple sur la rue principale qui descend, Kanna veg hotel, super thali. Pour les bananes pas chères, voir autour du grand temple côté sud. En sortant de la ville vers Perumbakkam, Sasthya (?) café est une bonne option : famille très sympa. Parothas à 10 roupies en ville mais pas terrible.

Pondicherry : Indian Coffee House (rue Nehru et MG road), bon café local à 1/4 du prix des expressos de la ville, et un bon resto. Surguru, juste un coin de rue plus bas que le supermarché Nilgiri : le meilleur thali de la ville et à volonté. Au bout de la rue de la plage, en face de la statue de Dupleix, un glacier avec du goût. Légumes et fruits hors de prix. Parothas dans le quartier musulman rue Bussy. Le meilleur est au coin de la double voie quai d’Armbour (avec le ruisseau qui pue au milieu).

Assam
Rien de bien nouveau sous le soleil. On reprend les memes thalis, avec souvent un dahl de lentilles vertes en plus. Les currys changent un peu en gout.
Les paranthas sont enfin dignes du nom : d’une consistance qui rappelle le croissant, en plus lourd, et servies avec un curry de pois chiche, c’est un regal ! Rien a voir avec l’enorme chapati-etouffoir servie ailleurs. Et c’est souvent un classique dans les haltes-restos pour le bus.

Tezpur est une petite ville tranquille au bord du Brahmapoutre, ou il semble y avoir une competition pour le meilleur dessert sucre : le chausson a la noix de coco est incroyable.

Meghalaya

Peu de restos vegetarien, voire inexistant dans les coins recules : la culture tribale veut de la viande !!!
On trouve dans les marches quelques surprises, du genre pate de riz bouillie dans une feuille de banane, gateau de riz ou de ble, fritures plus ou moins reussies/fraiches a base de riz. On vend egalement une grosse racine bouillie qui ressemble a la betterave ou au choux de chine (Martinique), mais avec l’interieur jaune. C’est deja l’Asie du sud-est avec nombre de legumes tropicaux.
On trouve egalement des bananes sur-dimensionnees.

Uttarakhand

On reprend les grands classiques d’Inde du nord, en moins bon et plus cher…

L’alu parantha est une institution : une grande galette graisseuse fourree a la patate, servie seule, ou avec un dal, voire meme avec un curd, le yaourt indien.

Himachal Pradesh

Meme chose, sauf si tu t’en vas tout pret du Tibet, dans le Spiti ou Kinnaur.

Thukpa, Thentuk, momos, et tsampa, une cuisine simple et saine, qui change franchement avec la bouffe cuite et recuite indienne, sans rien t’apporter a part des maux d’estomac.

Meilleure thentuk a Puh, partagee avec les locaux, une soupe de carre de pates avec epinards locaux (sagh) + fromage + menthe : ouah….

C’est le gros point noir de ces regions : tu ne peux jamais bouffer local, meme si tu demandes, on va toujours te servir la banalite d’un menu que tu trouves partout. Par contre tu trouves du muesli importe, du beurre de cacahuettes et du nutella partout….

Le thali est resume au riz et dal, en fait des haricots rouges en sauce.

Disneyland (Manali) a un bon cote : on trouve de tout, de la pizza a la bouffe israelienne, du chinois au japonais, du miel naturel au yahourt, beurre de cacahuettes et autres mueslis….

Ladakh et Zanskar

Beaucoup de pates en ces terres desertiques : thenthuk ou tukpa maison, mais aussi momos et the au beurre sale.

On trouve egalement du fromage frais, elabore a partir du petit lait laisse par la confection du beurre : le labo (si tu ne connais pas le terme, t’en trouveras pas !). La meme chose seche et dur comme la pierre, le churpe ou churte, excellent a cuisiner, notamment pour la tukpa.

Grace aux musulmans, on trouve des boulangeries qui fournissent toute la journee en pain plat type Asie Centrale qu’il faut manger dans les 5 minutes. Ou ce petit pain rond et sec qui, sans the ou confiture, etoufferait un elephant. A Kargil ou chez les Baltis, on trouve un pain legerement leve et sucre. Un large nombre de petit gateaux egalement, a base de beurre ou coconut, pas mal du tout.

Cote legumes, les grands classiques des montagnes : patates, epinards locaux (plusieurs varietes de sagh), carottes, navets….

La plupart des fruits frais ou secs viennent du Cachemire, a part l’abricot evidemment, qui pousse partout : le petit et non juteux, on le seche ou on ne recupere que l’amande du noyau ; le plus gros et plus clair est plus savoureux frais.

Du coup comme beaucoup de choses sont importees, ou parce que c’est tout simplement touristique, les prix sont parmi les plus eleves d’Inde.

Kolkata

Un parfum d’Asie du sud-est. De la bouffe dans les rues, qui manquaient cruellement aux montagnes, et des fruits de toutes sortes. Les prix sont redevenus normaux, avec des specialites bengalis tres largement a base de poisson.

Enfin on retrouve la vraie parantha, legerement feuillete et savoureuse, servie partout, tres loin de la semelle huileuse qu’on ose te servir dans les montagnes, et pour bien moins cher.

Kashmir (avec la valle de Kishtwal)

Un retour en Asie centrale avec du pain a volonte, cuit tandoori, et different selon les heures de la journee. On commence par le lavash, une galette plate et insipide, suivi par la plus interessante shotch, un semblant de pizza doree sans garniture de 15 ou 30 cms de diametre. Ce qu’ils semblent appele le pain kashmiri est un bagel arrose de graines de sesame (souvent rance), disponible a la mi-journee. Un autre « bagel » plus gros celui-la, avec sesame egalement mais dont la surface n’est pas lisse comme le premier mais strillee. En milieu d’apres-midi, on a droit au gulcha, un succulent petit pain rond dont la lente cuisson lui donne cette consistance du biscuit, mais avec un risque d’etouffement garantie pour les gloutons : meilleure version a Kishtwal. Et puis le barkirkai, une galette plus large, toujours ronde et feuilletee, qui, quand elle est reussie, fait penser au croissant. Comme en France, il faut bien savoir choisir sa boulangerie. Avec cela, il y a toutes sortes de galettes parfois interessantes comme celles arrosees de cacahuettes (sucree). Les salees sont insipides.
J’avais trouve a Kishtwal encore une fois une autre petite galette/biscuit incroyable appelee namkeen : on dirait de la farine de mais, et pas mal gras. La version de Srinagar n’a absolument rien a voir : plate et desechee, sans gout.
Beaucoup de laitage et de bonne qualite : yahourt, curd et paneer, le tout a l’air libre et sans frigo.
Les fruits exotiques sont importes et donc tres chers. Pas mal de legumes locaux, avec raisins, pommes et cerises.
Cote resto, c’est le culte de la barbaque. Reste le rajma dal avec riz, si vous ne trouvez pas le resto punjabi du coin.
Mais il y a toujours a Srinagar en tout cas, ces stands de rue qui valent le detour, comme ces friteries offrant a la journee longue differentes formes de frites. Et puis il y a la masaal, un pita-chapati garnie avec puree de poix chiches releve avec un mix de choux tres masala, et une trace de curd si on a de la chance. Disponible partout, toute la journee.

Malaisie

On retrouve enfin les saveurs de l’Asie du sud-est ici a Kuala Lumpur, avec ces vendeurs de rues surtout pour le p’tit dej’. Du riz noir gluant servi avec de la noix de coco rappee, au gateau a la banane ou noix de coco plus fonce. On sent l’influence chinoise dans les patisseries (oh p’tain !).

Le plat le plus repandu et pas cher est le nasi lemak : riz blanc avec une sauce a base de poisson ou crevettes, servi avec peanuts et crevettes et/ou oignons frits seches. Pas vraiment vegetarien, et pas vraiment appetissant.

Pour le lunch, on trouve nombre de restos-buffet ou on se sert soi-meme : pas mal d’options vegetariennes, meme s’il faut se mefier des legumes cuisines avec un petit peu de poulet ou autre viande…. ah ces chinois…

Au sommet du Sugey Wai mall centre (Imbi station), on trouve un etage entier consacre a la bouffe, et au fond duquel il y a un buffet veg, parfois bizarre, mais garanti 100 % veg. Quelques rares options a chinatown, quand le patron est malai bien sur. Sinon chinois, comprend pas et veut pas comprendre anyway.

Pour les fruits, regarder Indonesie.

Penang

Soit disant le paradis de la bouffe, mais si t’es vegetarien, accroches-toi. C’est quand meme bien mieux que la Thailande.

Little India te propose quand meme des roti canai, qui rappelle un peu la vraie parantha mais en beaucoup plus leger, servi avec ce qu’ils osent appeler un dhal, bref de l’eau coloree. Ils ont aussi ces buffets ou tu choisis ce que tu veux, mais les pauvres legumes presentes datent souvent de la derniere guerre. Restons positif, on trouve des restos vegetariens qui te servent toute une palette de plats : si les gouts que l’on attend de l’Inde sont bien loin de la mere patrie, ca reste vegetarien. Il y a meme des thalis… souvent degueulasses… Ils ont aussi des naans, un genre de pain plat cuit au four et servi avec une sauce curry, et une sauce sucree, enfin cela varie en fonction des restos.

Ils servent aussi dans la rue ces fritures en tout genre comme ce disque epais a base de lentille, des samosas parfois aux oeufs ou veg, des vadais (sorte de bagel frit d’Inde du sud), etc… Avec ca, des sweets ultra sweet.

Et puis il y a les chinois, avec leur cuisine bizarre, ou tout doit etre cuisiner avec de la viande ou fruits de mer : si leur grand-mere goutait bon, ils te la serviraient pour le lunch… Il y a donc bien ces buffets prometteurs ou tu vois quelques options, jusqu’a ce que tu demandes (quand ils parlent anglais….) ou quand tu t’approches un peu plus : « ah ben y a le reste de legumes vapeur en soupe et…du riz ». Et merde…. Ce n’est pas si catastrophique une fois que tu connais les restos ou premierement ils cuisinent des plats veg, et ou ils parlent anglais : sont pas nombreux…

Penang est celebre aussi pour ses soupes, mais souvent avec du porc, crevettes, ou a base de bouillon de ….????

Restent les stands de rue nocturne et veg ou on trouve des pates de riz sautees au MSG : rappellez-vous la Chine, pour eux, etre vegetarien, ca veut dire ne rien bouffer. Non pas de legumes ni legumineuses, non, juste des trucs a base de riz blanc insipide….

Heureusement tu trouves parfois des stands de rue tenus par des femmes malais, le matin ou le soir, et qui proposent toute sorte de gateaux, cake, crepes, souvent vert pale (teinte avec une plante appelee pandan), du sucre ou du sale, comme des « beignets » a base de lentilles noires. Ou bien des bananes frites ou ignames frits comme en Indonesie. Enak enak.

Il y a aussi ces stands ou on te sert des desserts ultra-sucres : a essayer seulement si tu veux te faire bouffer par les moustiques juste apres… Pour les fruits voir Indonesie. A noter que les bananes de Penang sont les plus savoureuses (et les plus cheres) en raison des fortes precipitations.

Haut les coeurs, j’ai enfin trouve le paradis, un resto tout vegetarien et chinois (si si c’est possible !), avec un tres large choix et qui ne te fusille pas a l’addition : si vous allez a l’ambassade thai, quand vous revenez au carrefour pour prendre votre bus vers Chulia st. ou Komtar, il suffit de continuer tout droit, donc passez le carrefour et vous allez le trouver sur votre gauche. Ok ca fait loin depuis le centre historique mais franchement ca vaut le detour.

Indonésie

Ca ressemble un peu a l’Inde : toujours la meme chose, epice et presque tout est frit. Un nombre incroyable de snacks.

Malheureusement le MSG (exhausteur de gout interdit en Europe et ce, pour une bonne raison) est employe partout : des chips a votre legume vert, on n’y echappe pas.

Reste l’option incontournable du nasi campur (riz mixte, pour petit-dej et dejeuner) : tout est en vitrine, dont beaucoup de viande, mais avec des plats veg. On trouve le fameux tempe, une sorte de tofu local blanchatre, fait de germe de soja vendu en brique : ils le coupent finement pour le frire. Avec ca, epinards locaux, melange en sauce de tofu (du genre cubique chinois) et germes de soja frais, parfois legumes cuits dans du lait de coco, aubergines (terung) en cubes super epicees, beignets frits a base de mais, et des variantes selon la tradition locale. Ca ressemble a ce que l’on peut trouver a Penang.

Autre classique, le gado-gado : un melande de legumes vapeur arrose d’une sauce (tres) epicee a base de cacahuettes. Ne pas s’y tromper, TRES lourd a digerer.

Un nombre incroyable de stands de rue en soiree, ou on trouve le bakso (equivalent du soto malaisien) : on verse de l’eau chaude sur des pates, avec mini balle de tofu et quelques verdures.

Et le peche mignon indonesien, les gorengan (friteries) : toujours en milieu d’apres-midi jusqu’a la nuit dans toute ville ou village qui se respecte, ces stands font frire des bananes (pisang), patate douce violette (ubi jalar) ou igname (ubi) moins savoureux, tempe, tofu fourre avec des germes de soja (plutot degueu), apres les avoir tremper dans une pate liquide. Le summum, c’est cette sorte de petit croissant, (pisang molen) ou du moins ca y ressemble : on roule une petite banane (bananes locales de 5 cms) dans un carre de pate et frit… addictif. A Wonosobo, Java, ils en faisaient au chocolat.

Il y a toujours une surprise le matin tres tot : on peut trouver des douceurs parfois surprenantes, comme ce gateau-flanc rond et caramelise, ou cette galette verte a la noix de coco (la plante pandan est probablement a l’origine de la couleur verte), ou le serabi, rond comme un blini, a base de riz, parfois, des boulettes de riz noir et gluant, recouvert de rapures de coco, et bien d’autres encore.

Pour les snacks, on trouve dans la rue ou en magasin, toutes sortes de chips, tout sauf a la patate (kentang), notamment a base d’igname (ubi), ou ces beignets-chips de crevettes dont les indonesiens sont tres friants. Des cacahuettes (kacang) sous toutes formes egalement. Et des trucs inidentifiables mais a essayer.

Les tropiques reservent toujours des surprises quant aux fruits. Outre les mangues et papayes (et des mini ananas), on trouve des oranges verdatres acidulees ou des mandarines de toutes tailles avec un nombre incroyable de pepins. Egalement le fruits du jaquier (dori / nanka), un enorme fruit (4 a 8 kgs) contenant des « gousses » jaunes envelopant un noyau. Le cempedang, c’est la meme chose mais en plus petit, plus sucre et plus tardif. Le durian, et son odeur particuliere (vomi ? pieds qui puent ?), ressemblant au jack fruit de l’exterieur. Il existe une autre espece de durian, plus petit a peau verte et lisse, et a chair blanche et savoureuse, parfois des noyaux noirs ovoides : pas d’odeur necrophile. Le mangoustan est un fruit de couleur sombre ressemblant a une grenade (celle qui explose) un peu plus plate, contenant une pulpe blanche et savoureuse disposee en quartier. Ne chercher pas de bonnes bananes, ca n’existe pas en Indonesie, curieusement : des toutes petites aux « carrees » trappues, en passant par les plus grosses, pas terrible. Egalement carambole (banguan), goyave (chambu) et litchi. De la meme consistance que le litchi, on a le luku lampang : une peau fine jaune, qui revele un fruit blanchatre de meme consistance que le litchi, mais bien meilleur et en quartier, avec parfois un noyau dans l’un d’eux. Existe aussi une variante, sans quartier, reconnaissable a sa peau plus structuree. Le fruit du dragon, ce fruit bizarre rose et d’un profond violet a l’interieur, de la consistance du kiwi avec les memes petits pepins noirs qui croustillent. Un autre bizarre, le salak, ou fruit-serpent, de la taille d’une figue et a la peau en ecailles qui rappelle le serpent : interieur blanc et plutot pas mal. D’autres, comme cette racine (blinblin) qui ressemble a la betterave mais blanche, dont on pele la peau pour croquer dedans : texture de la poire des supermarches, sans gout et legerement sucree. Ou encore cet autre fruit (chambu air) rose de la texture de la carambole, de la forme d’un poire sans queue, sans gout exceptionnel mais pas mal malgre tout. Liste non exhaustive.

Birmanie

De belles surprises encore meme si le pays est un mangeur de viande invetere. Si le pays est boudhiste, on bouffe encore tout ce qui bouge. L’autre realite de la cuisine birmane, tout baigne dans l’huile : oubliez votre regime macrobiotique, si tout le monde est rond ici, c’est pour une raison. Comme en Malaysie, le melange hindi-bangladesh (musulman ou hindouiste) avec les chinois apporte une vraie richesse culinaire. Et on peut manger de tout et partout (bon il y a une limite quand meme) sans mauvaise conscience : c’est clean. Des prix derisoires. Et si vous ne comprenez pas le menu, y a toujours quelqu’un pour vous aider.

Les matins glorieux (ou les debuts de soiree) on trouve les nanrotis, l’equivalent du roti malaysien mais en plus gras, servi avec une sorte de dhal. Il y a aussi un tandoori naan, cuit au four et plus sec, accompagne d’une pate de poix chiches dans l’huile. Egalement ces samosas frits aux legumes.

Mention speciale pour Hpa-an et son roti-crepe a l’oeuf arrose de lait condense : essayer, c’est l’adopter.

Les nouilles Shan est un bol de pates arrose d’un bouillon avec oignons et persil frais : parfois, ils ajoutent des lamelles de porc. L’autre faux-ami est le mohinga, soupe a base de poisson cette fois, avec pates, repandu partout et peu cher. Il y a aussi ce curieux melange a froid de pates jaunes avec une serie de condiments, oignons et germes de soja : pas mal du tout si le melange a la main sale ne vous fait pas peur.

Une decouverte : un bol de nouilles jaunes et plates arrosees de sauce dhal ou encore d’un bouillon a base de lait de noix de coco, avec fines herbes et germes de soja. Hpa-an, les matins qui font plaisir.

Le sticky rice (riz gluand) fait son grand retour : du noir ou blanc, plus ou moins sucre, en vrac ou en carre, c’est delicieux. Le marche de Hpa-an est encore le meilleur endroit pour les decouvrir. Les matins egalement, il y a ces crepes a base de riz, saupoudrees de cacahuetes, des gros blignis a baze de riz couverts de rapures de coco, des fritures en tout genre donc le tres repandu « double pain », 30 cms de long, de consistance du chouchou des parcs d’attraction.

Les salades valent a elles-seules un chapitre. Salade de gingembre, de feuilles de the vert, ou avocat, etc… ont toute une base commune : un melange de legumineuses frites ou grillees genre feves, lentilles jaunes, cacahuettes et sesame arrosee d’une sauce citronnee avec oignons frais, tomates et herbes fraiches. Superbe.

Le repas du midi est encore une fois proche des buffets malaysiens : on choisit parmi les nombreuses marmites, et on est servi de petites portions, parfois renouvellable. Accompagnes d’une soupe de legumes et legumes verts frais (choux verts, petites aubergines, lady finger…). Citrouilles, aubergines, pousses de bambous, haricots (tres) longs ou autres legumes verts inconnus. Tout est en curry et tout baigne dans l’huile, bien sur. Un repas traditionnel birman doit avoir les 4 combinaisons primaires : le plat epice, le plat amer, le plat aigre, et le plat sale. Le soir on retrouve la meme chose. Cote indien,on a droit a des thalis comme en Inde.

Les meilleurs combinaisons ont ete dans le village Padaung, dans les hauteurs de Hsipaw, tout vegetarien, moins huileux et des decouvertes comme la salade d’ecorces d’arbre, ou les feuilles de banian bouillies. Meme le riz etait meilleur.

Evidemment on trouve du fried rice ou du fried noodle mais est-ce la peine de mentionner ce triste classique touristique.

A Inle, je decouvre ces petits pains frits fourres a la noix de coco ou a un melange de riz noir sucre, le ben-a-mo. Il y a aussi cette galette ultra-lourde et huileuse a base de farine de riz avec des noix ou cacahuetes, legerement sucree : pour les estomacs de concours.

Au marche de nuit a Pyin On Lwin, on trouve une variete rare de bouffe en tout genre. Du roti superfrit, aux petites boules a base de farine de riz tout aussi frites, au melange type hot pot chinois : des pates avec une serie de legumes et champignons trempes dans l’eau chaude ou frits.

Beaucoup de poissons seches au marche, ou des seaux de poissons en differents stades de putrefaction : le probleme, c’est qu’ils l’utilisent souvent dans les soupes ou bouillon, ou curry. Essayez d’attraper quelqu’un qui peut vous ecrire en birman sur un bout de papier « vegetarien » : ils comprennent tres bien « pas de poisson ni viande ni a base des 2 ».

On retrouve les bananes frites, ou l’igname frit enfin tous ces classiques de Malaysie-Indonesie, en moins commun cependant.

Les superettes sont resolument chinoises : du soda degueulasse aux gateaux tout aussi bons, des nouilles rapides, etc… Quelques produits indiens. Les bakeries (le non-equivalent du mot patisserie) sont aussi chinoises avec leur pate chewing gum. Et non, pas de beurre de cachuettes …

Cote fruit, les classiques avec en plus la banane rouge ou l’avocat, une tres belle alternative pour les villes impossibles.

Yangon
Le matin, c’est magique : on trouve a chaque coin de rue le pebio, sorte de petits poix chiches savoureux, servis avec du coco rape ; du riz gluand noir savoureux et le meme coco rape, ou le riz jaune et gluand, avec un mix poivre sesame coco rape et une pointe d’huile.
Les musulmans vendent ce pain plat (nanbia), ou ces rotis, galettes frites. Il y a aussi leurs douceurs comme le delicieux alouha (orthographe a verifier), a base de semoule, ou riz gluant a base de jaggery (sucre de palme).
Pas mal de « bakerys », ou on trouve toutes sorte de gateaux ou autres specialites locales, comme ces gateaux fourres avec une mixture a base de cacahuettes, ou cookies ronds fourres aux lentilles jaunes, sables,… toujours essayer ceux que vous ne connaissez pas, il y a parfois de belles surprises.
Pour une bonne adresse, Sule paya, prendre la rue qui part a l’ouest, a 2 ou 3 blocks, le resto en coin de rue fait face a une mosquee.
Midi est un peu triste, mais on trouve toujours.
Le soir, l’Asie reprend le dessus sur le traffic, et de nombreux stands s’installent dans les rues.

Thailande

Pas vraiment le pays ideal pour vegetarien, sauf si on colle aux destinations touristico-organico-fashionado type Ko phangan : les restos vegan y sont legion, faut juste payer plus cher que ton bungalow pour une salade…

Le mieux, c’est de demander a l’hotel en arrivant que quelqu’un ecrive en thai sur un morceau de papier « je suis vegetarien »: ca va devenir tres vite le papier le plus important apres le passeport.

Comme dans toute l’Asie du sud-est, le secret est dans la rue. Ou proche d’un marche. Mais tout est curry a base de poisson ou poulet ou porc. Avec le papier magique, on pourra trouver quelques options, comme soupe de nouilles, ou saute de nouilles, riz saute,… Non ce n’est pas en Thailande que les vegetariens vont se regaler. Beaucoup de sucre egalement, comme le « sticky rice », noir, blanc ou melange, accompagne d’un genre de flan aux oeufs : pas mal du tout, mais a ne pas abuser.

Haut les coeurs, j’ai trouve quelques endroits ou on peut enfin se faire plaisir. Tout d’abord un resto parmi la « food court » du 6ieme etage du MBK (BTS National Stadium) : excellent et tres abordable. L’autre est du cote de Silom avenue (cote nord), au bout de la ruelle Soi 10, ou on trouve le paradis de la bouffe : de tres nombreux stands pour tous les gouts, sucre ou sale, vegetarien ou pas, jus de fruits ou autre friture. Et ca reste thai, sans les touristes.

Dans le sud, les restos ou l’on voit des marmites (curry) sur le comptoir proposent avec votre plat un assortiment de verdure crue et bienvenue : petite aubergine, concombre, basilique doux, haricot vert, etc… On vous sert une petite assiette de nouilles de riz froide ou riz arrosee d’un curry bien trop epice a base de poisson. On calme le feu avec la verdure, ou l’eau glacee.

Pour le poisson, tres cher. En general, c’est du maquereau. Sinon d’elevage tres souvent, comme les creuvettes : eleves a la farine animale, mmmmm….

On trouve egalement comme partout en Asie du sud-est, les bananes frites, ou le jack-fruit, cacahuetes bouillies, patates douces…. Pour les fruits, voir Indonesie.

Le matin a Khanom : un porridge de riz servi avec oeuf bouilli et epices. Il y a aussi ces douceurs a base de riz et coco, pas mal du tout. Le baton de « sticky rice » est devenu hors de prix : il a double en 6 ans.

Il y a egalement tout ce que vous voulez dans les nombreux supermarches comme Big C, presque comme a la maison : du calendos au pesto, beurre de cacahuettes ou nutella, etc… bref un depaysement garanti 😦

Sri Lanka

Un zest de la cuisine tamoule pas terrible avec une grosse ressemblance ou influence malaisienne, à moins que ce ne soit l’inverse, et ça, c’est la bonne surprise. On bouffe bien, mieux qu’en Inde du sud à prix égal. Mieux parce que plus simple, ici, ce n’est pas ultra frit, pas d’épices de haute voltige mais un plat qui te nourrit, et non pas qui t’engraisse en te laissant vide comme son voisin indien. Une cuisine saine, même s’ils ont tendance à trop rajouter ce piment rouge qui te brûle l’estomac. Et encore une fois, c’est dans les monastères qu’on bouffe le mieux.

Comme en Malaisie, les restos populos « rice and curry » proposent 3 fois par jour, pour un peu plus d’un euro, un buffet où tu choisis tes 4 options avec le riz. Y a ceux qui cuisinent frais à chaque fois, et puis y a les autres qui attendent toute la journée pour écouler leurs plats qui vrillent à la chaleur.

Plusieurs sortes de riz : le même riz rouge qu’au sud de l’Inde, un riz blanc basmati, et un riz aux petits grains ronds. On trouve les grands jours du riz cuit avec du lait de coco, parfois avec des beans, servi en bloc carré. Les grands classiques : poix chiches vapeur le matin surtout, un dal épais omniprésent (poix cassés jaunes et non pas les lentilles classiques), salade gotukola sambol (feuille d’hydrocotyle à ombelle – ou water pennywort en anglais – hachées avec coco rapée et oignons ou échalottes), pol sambol (coco rapée et piment rouge). On sert aussi une autre version cette fois avec du piment vert, plus juteuse et savoureuse, moins épicé. Salade de betteraves, parfois très épicé, haricots de toutes sortes, oeufs au plat, différents curries : curry d’aubergines, curry d’un genre de potimarron succulent, de jeune fruit du jacquier, le yuca bouilli d’Amérique latine appelé mandioca, patate douce parfois, le succulent et trop rare curry de cajou, curry patates coco et cannelle, curry de carrottes, et bien d’autres encore.

Voir https://migrationology.com/sri-lankan-food-40-of-the-islands-best-dishes/

Comme en Inde, on propose des vadaïs, appelé ici ulundu vadaï, ces beignets/bagels ronds et frits à base de riz, mais bien moins bon que leur voisin. L’autre vadaï est un mélange de dal que l’on fait frire en forme de disque bombé. On peut trouver également dans les mêmes stands une petite boule frite bien meilleure à base de riz avec probablement un peu de dal. Le dosai devient thosai, un pancake insipide, servi avec une ou deux sauces toutes aussi décevantes.
Comme en Malaisie, on trouve les rotis, ces grandes crêpes fines que l’on étale très grand pour les regrouper et former différentes couches, avant de les faire frire sur une plaque, avec oeuf ou pas, version équivalente des paranthas du sud de l’Inde. Malheureusement, leur texture caoutchouteuse est à la fois décevante et lourde à digérer. À fuir.

Il y a toute une variante utilisant la même pâte : carrés, triangles ou rouleaux farcis d’un mélange épicé de pomme de terre, ou de viandes. Le gros triangle recouvert de panure est en général à l’oeuf.
Kottu roti : grande roti hachée melangé avec divers légumes et épices ; ressemble à une salade de pâtes. Lourd mais bon.

Pol pani (wellawahum) : crèpe épaisse fourrée d’un mix coco (pol) avec jaggery, cardamone et cannelle. Encore un dessert commun avec la Malaisie. Et oui, c’est délicieux.

Hallapah : feuille de l’arbre kanda, farcie d’un mélange riz rouge et millet rouge (kurukkan), miel de coco et coco rapée. Ça vaut franchement le détour, quant c’est bien fait bien sûr, ce qui est assez rare : la galette doit se décoller facilement de la feuille.

Watallapan : dessert cake base coco, d’apparence flanc marron foncé.

Pol roti : petite galette ronde et plate, base coco et riz.

Mung kavum : mélange base mung bean et sucre, enrobé de pâte de farine de riz et frit en losange. En Malaisie, on trouvait l’équivalent, mais rond cette fois et à base de lentilles.

Bien d’autres desserts comme le vueli talapa, « fait avec du sable », un carré de pâte sablée, forcément (base de semoule ?). Beaucoup de variantes, blanches ou plus foncées. On retrouve le fameux aluha : le même nom birman, mais rien à voir.

Les « bakeries » ici ne font pas exception : on sert avec un café insipide un assortiment de petits pains gonflés et mous, fourrés ou pas, que tout le monde tripote avant de choisir. Pas vraiment idéal comme hygiène. On y sert aussi le fameux « appa » (hopper en anglais), une pâte cuite en coupole, avec ou sans oeuf, dont les bords relevés doivent être croquants, pas exceptionnel.

On se rattrape sur les fritures de toutes sortes qu’offrent ces stands omniprésents : chips de mandioca (le yuca d’Amérique latine, yes !), poix chiches, et d’autres variétés de pâte frite à base de légumineuses, tellement bon pour ton cholestérol.

Les laitages n’en sont pas : il s’agit d’un mélange de lait avec de la gélatine pour épaissir, plus autres produits chimiques pour te faire croire à un yahourt. Fromage chimique type mac do. On trouve par contre un curd (yahourt non fermenté) 100% lait de buffle, présenté dans un pot en terre cuite : pas mal du tout. On le sert d’ailleurs aux moines.

Le miel est exceptionnellement rare sur l’île, et de ce fait, très cher. Il leur faut aller dans la forêt trouver les quelques ruches, et souvent les conditions d’extraction et de conservation en détruisent les propriétés. On arrive à trouver du « bee honey » (« mie pani », miel d’abeilles), mais on ne sait jamais combien de vrai miel la bouteille contiendra. Par analogie, on trouve du « miel » de coco (pol pani), du « miel » de palme, etc : rien à voir avec du vrai miel. Seule la consistance y ressemble et on en reste là. Comment c’est fait, mystère. Ces produits sont souvent utilisés comme sucre. Et puis il y a les jaggery, un genre de sucre complet en blocs très dur, appelées hakuru : jaggery de coco, (pol hakuru), de canne à sucre (huk hakuru, ou sakarya), et le plus rare et le meilleur, le kithul, issu d’un palmier originaire du nord de l’île.

Un petit mot sur les fruits qui, comme en Inde, sont vendus très cher. Reste une ou deux variétés de papaye (est-ce la papaye et mamaye du Brésil ?) : la chair de l’une est plus rouge que celle de l’autre, et meilleure. L’ananas est abordable aussi. Quand aux bananes, elles sont vendues aux prix européens voire plus. À noter le nelly, petit fruit vert clair et rond, de la taille d’une petite prune, dit « aux 6 goûts » : très étonnant. Jus autorisé l’après-midi dans le Sangha. Il fait partie des 3 fruits composant le Triphala, un remède ayurvédique qui régule les 3 vatta, pita et kappa, et beaucoup de problèmes liés au ventre.

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Une réflexion sur “Asie végétarienne

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